Benoit Duchanoy

demande :

Séparer le veau de sa mère est-elle la seule manière de protéger la santé du petit ?

Cette pratique lui évite de contracter des maladies graves qui peuvent être fatales.

Une réponse de :

Annie Daignault

Médecin Vétérinaire, I.P.S.A.V.

Cette pratique lui évite de contracter des maladies graves qui peuvent être fatales.

La séparation du veau de sa mère reste la méthode la plus efficace pour lui assurer une santé optimale. Le petit est généralement séparé le plus tôt possible après sa naissance, soit environ après 24 h. Après avoir reçu le colostrum (premier lait riche en anticorps) directement de la mamelle, le veau est retiré de sa mère, des autres adultes et de leur environnement. Cette pratique lui évite de contracter des maladies graves, surtout celles aux intestins qui peuvent être fatales.

D’autres moyens peuvent protéger la santé du veau comme :

  • La vaccination de la mère avant l’accouchement entraîne la production d’un colostrum de meilleure qualité et tend à diminuer les chances de contracter une maladie in utero.
  • L’application d’iode sur le nombril du bébé pour limiter les infections pouvant nécessiter des traitements, des chirurgies, ou même, entraîner la mort
  • La vaccination ou l’administration de suppléments d’anticorps pour réduire les diarrhées néonatales

À noter que les vaches laitières sont moins attachées à leurs veaux et moins maternelles que les vaches de boucherie. Pour satisfaire le besoin de téter des veaux, des tétines de couleur beige sont souvent fournies. Certaines installations ajoutent même des sucettes d’amusement. Aussi, les veaux ont de plus en plus accès à des jouets, pour les distraire, et sont aussi souvent gardés en parc avec plusieurs autres veaux du même âge.


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    Annie Daignault

    Médecin Vétérinaire, I.P.S.A.V.

    Ayant grandi avec des vaches laitières, cette aimante de la nature est passionnée par la santé, la vulgarisation scientifique et les relations humaines. Dre Annie Daignault aime révéler les enjeux de santé derrière la production animale, surtout en lien avec la santé publique. En plus de pratiquer depuis quinze ans, elle fait la rédaction d’articles dans la chronique vétérinaire de la revue Le Producteur de lait québécois et participe à la préparation d’outils de formation continue pour ses collègues vétérinaires afin de faciliter le partage d’informations en santé des animaux de la ferme. Grande consommatrice de produits laitiers de toutes sortes, Annie est votre experte en matière de santé dans le domaine laitier.

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