Qu’est-ce que l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC) implique pour notre marché ?

La réponse

L'importation de produits étrangers influence le « droit de produire » de nos producteurs locaux.

Daniel Gobeil
La famille du lait
Daniel Gobeil Président des Producteurs de lait du Québec et producteur laitier

La nouvelle entente Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC) permet entre autres aux États-Unis d’exporter 50 000 tonnes de lait au Canada. Ce qu’on en comprend des textes que nous avons en main, mais qui ne sont pas encore finaux, c’est que 85 % de cette quantité servira à la transformation secondaire, soit des produits alimentaires transformés. Les 15 % restants pourraient être importés par les transformateurs et intégrés dans la fabrication de certains produits laitiers ou être importés déjà emballés pour la vente au détail. Dans ce dernier cas, l’emballage devra obligatoirement indiquer « fabriqué aux États-Unis ». Ensuite, la décision d’achat reviendra au consommateur.

Si le lait blanc importé venait à entrer au Canada, ce qui n’est pas encore le cas, son emballage devrait obligatoirement indiquer son pays d’origine.

Impacts sur notre marché

Quand il est permis à plus de produits étrangers d’entrer sur notre marché, le « droit de produire » de nos producteurs locaux est alors restreint. Résultat? Moins de lait d’ici sur nos tablettes, moins de revenus pour nos producteurs et des normes de moins grande qualité.

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